Blog de l'agronome philosophe

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Nouveau piège pour les scientifiques

ActualitéPosté par opdecamp 2010-06-22 10:47

En cette année dite de la "biodiversité", un nouveau piège se prépare pour les scientifiques. après celui du GIEC. L'ONU devrait voter en septembre prochain la création de l'IPBES (Intergovernmental Science Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services) (1). Des pays émergents comme la Chine et le Brésil ont déjà exprimés leur réticence, tout comme ils l'ont fait à Copenhague. Voir la clairvoyance d'Allègre sur son analyse politique de l'échec de Copenhague (2). La similitude de l'IPBES avec le GIEC est criante alors que les arguments et références ne manquent plus pour proclamer que les scientifiques ont perdu leur âme dans cette messe politico-médiatique (3), (4), (5), (6).

Avec la biodiversité cette fois, pourront-ils reconnaître une incontournable humilité? Ainsi, il faudra bien d'abord considérer que c'est le processus d'évolution, au sens darwinien, qui configure la biodiversité et tenir compte des inconnues qui demeurent sur les mécanismes cellulaires et génétiques en cause. Je pense principalement au processus macroévolutif fulgurant qui a succédé à chacune des 5 grandes extinctions massives passées. Des phénomènes non linéaires et complexes sont en jeu tout comme dans l'évolution du climat et restent largement méconnus.

Par ailleurs, il est incontournable que la mesure de la biodiversité reste illusoire sachant que le nombre d'espèces connues est dérisoire par rapport au total à un "moment" donné.

Enfin, la dynamique des écosystèmes successifs qui s'enclenche après un bouleversement doit être prise en compte alors qu'elle est souvent ignorée dans le cas de la déforestation tropicale par exemple. Il y a un manque de recul sans doute politiquement délibéré à cet égard et que les scientifiques ne peuvent pas occulter. Il paraît qu'un homme averti en vaut deux…

(1) Sciences et Avenir.fr; 14 juin 2010. "La biodiversité aura son GIEC".

(2) "Copenhague: le Sud a dit NON!" Claude Allègre. Le Point n° 1949 du 21 janvier 2010.

(3) "Les scientifiques ont perdu le Nord" par Serge Galam (Ed. Plon); 2008.

(4) "La servitude climatique" par Jean-Michel Bélouve (Ed. Michel Bénard); 2009.

(5) "Le mythe climatique" par Benoît Rittaud (Ed. Seuil); 2010.

(6) "Le GIEC est mort, vive la Science! Par Drieu Godefridi (Ed. Texquis); 2010

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Vents contraires sur le GIEC

ActualitéPosté par opdecamp 2010-02-20 08:11

Après le scandale du "climategate", le fiasco de Copenhague, les deux erreurs grotesques à la chaîne (Glaciers de l'Himalaya, Pays-Bas sous eau), la démission de son président, le vent tourne cette fois contre le GIEC. Il arrive alors en poupe pour les climato-sceptiques. Claude Allègre retape encore sur le clou avec un article clairvoyant de plus (1) et l'enfonce cette fois peut-être à la pourfendre dans la coque du GIEC avec son nouveau livre (2).

(1) Le Point n°1949 du 21 janvier 2010. Copenhague: Le Sud a dit NON!

(2) "L'imposture climatique" chez Plon.

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Le foin de Copenhague

ActualitéPosté par opdecamp 2009-12-15 11:50

Si l'on acceptait l'hypothèse d'un réchauffement par cause humaine, il serait surtout l'effet des combustibles fossiles et la prophétie catastrophiste annoncée va tomber à plat par la raréfaction des réserves, puisque leur utilisation se fera à coût de plus en plus prohibitif. Pas besoin de faire tant de foin!

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Rédemption écolo

ActualitéPosté par opdecamp 2009-12-07 11:04

La fièvre écologique est à son comble, exaltée par les prophéties alarmistes du réchauffement et Copenhague. Tout le monde veut sauver la planète alors qu'elle se porte bien. En fait, c'est l'humanité qui va mal, comme depuis toujours, mais peut-être encore plus mal à partir du moment où "Les scientifiques ont perdu le Nord" comme le remarque notamment Serge Galam(1)

L'humain est une espèce qui ne s'aime pas. Elle est en continuelle souffrances et guerres. A la poursuite incessante de coupables des nombreuses misères qui l'affligent, en désespoir perpétuel. D'où les dieux, les religions, le paradis, mais pas sur terre et seulement après la mort. Rédemptions post mortem. Les identités, cultures, religions, politiques sont toujours en conflits car elles sont des menaces mutuelles sur leurs "vérités" et leurs voies rédemptrices spécifiques. L'humain ne s'aime pas, n'a pas confiance en lui, ne se respecte pas.

Les scientifiques ne peuvent pas entrer dans de tels tourments. Or, ils succombent à l'arbitraire du consensus face à la complexité et à la non linéarité du système climatique qui dépassent leurs moyens d'observation. Pire, ils ostracisent les sceptiques sur l'origine anthropique du réchauffement climatique, les qualifiant de "négateurs" (2) voire de "négationnistes". Comme l'indique Emmanuel Martin, auteur de l'article précité, "… une science fonctionne par le processus critique : l’arrêt de ce processus signifie la mort de la science, et l’avènement d’une religion avec l’étiquette de la science (3). Encore plus grave, les climato-alarmistes au sein du CRU (Climatic Research Unit) de l'université anglaise d'East Anglia ont manipulé les données pour conforter leurs thèses et cela s'est répandu dans la blogosphère grâce à des "pirates" informatiques qui ont dévoilés des courriers électroniques (4).

Sous couvert d'écologie scientifique, les climato-alarmistes du GIEC conduiront-ils les politiques à ce que Claude Allègre appelle la philosophie du déclin (5), dans une nouvelle voie pseudo-rédemptrice pour l'humanité?

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(1) GALAM, S.; 2008. Les scientifiques ont perdu le Nord. PLON: 206 pp.

(2) MARTIN, E.; 2009. Copenhague: climat de science? Article du 30.11.2009 consulté à l'adresse http://www.unmondelibre.org/Martin_copenhague_science_301109

(3)MARTIN, E.; 2009. Climat : d'où vient le consensus? Article du 3.12.2009 consulté à l'adresse http://www.unmondelibre.org/Martin_consensus_rechauffement_021209

(4) lemonde.fr; 2.12.2009. Climategate: le directeur du centre de recherche démissionne temporairement.

(5) lefigaro.fr; 27.11.2009. Claude Allègre : L'écologie des Verts, c'est la philosophie du

déclin. Interview de Patrice de Méritens.

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Coup de froid sur le réchauffement

ActualitéPosté par opdecamp 2008-03-29 15:24

Il faut saluer le nouveau coup porté par Claude Allègre aux prophètes du réchauffement climatiques, tout "nobelisés" qu'ils soient, dans le dernier "Point" (1). Il rapporte d'abord un pallier voir une légère décroissance dans les écarts de températures moyennes depuis 1998 sur la courbe établie par le Dadley Center, décroissance qui s'est accélérée ces deux dernières années: "...l'année 2007 avait été caractérisé par une chute des températures de 0,60 à 0,75 °C, une valeur qui annule en un an l'augmentation moyenne de températures depuis vingt ans." Il rappelle aussi la complexité des systèmes en oeuvre dans le changement et souligne notamment la superposition de mouvements tectoniques et d'ensablement ou tassement des deltas à celui du niveau apparent des mers. Cette complexité rend très difficile l'interprétation des observations. Mais en plus, le régime chaotique de ces systèmes rend carrément illusoire toute prédiction de leur évolution à long terme "Quelle que soit la puissance des ordinateurs utilisés!" Et puis, face au changement climatique ses conclusions sont toute de bon sens et réalistes: priorité à l'adaptation, notamment contre les inondations et les sécheresses, ou contre les vagues de chaud et de froid. Bravo.

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(1) Climat: Allègre relance la polémique. Le Point n° 1854 du 27 mars 2008.

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Attraction, contrôle, processus

Systèmes agrairesPosté par opdecamp 2007-12-28 07:06
Le nouveau paradigme de systémique agraire envisagé repose sur trois concepts. Un sous-système agraire se différencie par émergence d'un attracteur entre un type de terrain et un type d'utilisation. La relation d'attraction est conditionnée par des paramètres géospatiaux du terrain et socio-économiques de l'utilisation qui conditionnent le contrôle du processus de productivité du sous-système. Le figure ci-dessous schématise le modèle.
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Le processus productif d'un sous-système agraire est au centre du modèle. C'est une fonction dynamique qui tend vers un attracteur de niveau favorable et relativement stable. Le caractère dynamique est marqué par les boucles rétro-actives de la productivité à la fois vers le type d'utilisation et vers le type de terrain. Ces boucles rétro-actives permettent des réajustements des paramètres de contrôle du processus pour tendre vers l'attracteur et stabiliser ainsi la productivité.

Le processus central est une production biologique de biomasses mono- ou plurispécifiques. La boucle rétroactive vers le terrain indique des adaptations de l'activité de la microfaune et microflore édaphique et de la rhizosphère, du comportement des diaspores d'espèces adventices et associées, de l'humification et de la minéralisation de la matière organique du sol, etc. La boucle rétroactive vers l'utilisation indique quant à elle des réajustements anthropiques de paramètres phytotechniques comme le calendrier cultural, les formules de fertilisation et d'amendement, la sélection des semences, les aménagements hydrauliques, micro- et méso-topographiques, etc.



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Situations et paramètres de contrôle

Systèmes agrairesPosté par opdecamp 2007-12-22 08:46

Le "figuier de Feigenbaum" illustré le 26.11 dernier représentait l'incidence déterminante de la valeur du paramètre "a" dans la parabole logistique sur l'existence d'un attracteur simple ou multiple par bifurcations ou l'absence d'attracteur propre au chaos. Si la variable "x" varie par définition dans le temps, le paramètre "a" dit "paramètre de contrôle" est lui une constante dans le temps. Le paramètre de contrôle peut cependant varier dans d'autres dimensions que le temps comme celles de l'espace créant des situations différentes de contrôle. Le contraste entre une situation de contrôle d'une trajectoire vers un attracteur unique ou de contrôle d'une trajectoire chaotique est illustré ci-dessous.

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La situation de chaos rencontrée avec certaines valeurs du paramètre de contrôle est telle que tout déterminisme semble effacé créant un "bruit", un processus d'apparence purement aléatoire (stochastique) alors qu'au fond ce processus reste toujours déterministe. Ainsi les productivités d'une même utilisation dans une même situation de terrain, c'est-à-dire au sein d'un même sous-système agraire à paramètre(s) spécifique(s), pourraient elles paraître distribuées apparemment de manière aléatoire alors qu'une même fonction (biologique) parfaitement déterministe est à l'œuvre. Cette dernière n'étant simplement pas identifiable, démontrable ou exploitable. Mais qu'en est-il alors de la fiabilité d'une tel sous-système producteur chaotique (ou turbulent) par rapport à un autre qui serait producteur stationnaire (situation d'un ou plusieurs attracteurs)? Le premier ne serait pas fiable et voué à l'abandon, le second pourrait perdurer si la productivité de l'utilisation est "rentable".

Pour qu'une relation entre un terrain et une utilisation s'établisse, qu'un sous-système agraire émerge, il faudrait donc que la productivité du processus soit à la fois suffisante et suffisamment stable. L'établissement d'une telle relation durable entre terrain et utilisation est déterminée par un ou plusieurs paramètres de contrôle spécifiques non seulement au terrain (propriétés climatiques, pédologiques, hydro-topographiques, etc.) mais aussi à son utilisation (taille des marchés, niveau et degré technologique mis en oeuvre, etc.). Une relation "durable" entre un terrain et son utilisation n'est pas un fruit du hasard! La systémique agraire devrait donc pouvoir la comprendre, l'expliquer et donc l'établir pour la prévoir au moins sous certaines conditions ou dans certaines circonstances.



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Pertinence de la dynamique chaotique

Systèmes agrairesPosté par opdecamp 2007-12-03 11:06

Dans quelle mesure la performance passée ou actuelle x(n) d'une utilisation dans un terrain est-elle déterminante de sa performance future x(n+1), le rendement d'une saison culturale de celui de la saison suivante dans le même terrain? N'est-ce pas finalement la même question de savoir si la succession des rendements d'une utilisation d'une saison à l'autre dans un même terrain est jugée satisfaisante pour la maintenir dans ce même terrain ou au contraire l'abandonner pour un autre type d'utilisation après une série décevante? N'est-ce donc pas le fondement même de l'empirisme qui caractérise l'évolution des systèmes agraires depuis le néolithique, à savoir la primauté de l'expérience acquise par les fermiers sur toute idée ou théorie agronomique préconçue? Le passé agricole a déterminé son présent et celui-ci oriente son avenir au gré des acquis x(n+1)=f(x(n)), mais aussi des changements de paramètres conjoncturels (marchés, innovations technologiques, etc.). Les paramètres structurels (hydrologiques, climatiques, pédologiques, topographiques, etc.) sont par ailleurs à la base de systèmes agraires distinctifs dans l'espace mais qui déterminent eux aussi les résultats des fonctions dynamiques de chaque utilisation sur chaque terrain d'une saison à l'autre.

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